Belle Ancolie

 

TRAITEMENT

 

Pour soulager les douleurs de la fibromyalgie ou les douleurs chroniques, il est nécessaire de faire appel à une prise en charge pluridisciplinaire de la maladie. A chaque malade, d’essayer et d’examiner ce qui peut améliorer son état, avec l’accord de son médecin traitant.

Il faut tout d’abord distinguer deux grandes catégories de douleurs qui bénéficient, chacune, de leur propre stratégie thérapeutique :

- les douleurs neurogènes : elles sont dues à une lésion d’un nerf, ressemblant à une brûlure ou une décharge électrique
- les douleurs nociceptives : elles sont dues à une lésion de n’importe quel tissu de l’organisme (peau, muscle, organe), sauf le nerf.

Mais il y a aussi les douleurs pour lesquelles aucune lésion n’a été retrouvée ; elles sont évoquées après un long parcours médical, se soldant par des résultats négatifs aux examens entrepris ; ces douleurs, malheureusement, gardent encore leurs secrets. C’est le cas, par exemple, de la fibromyalgie.

En sachant qu’une douleur peut très bien évoluer sur un mode nociceptif ou sur un mode neurogène.

1- Traitements médicamenteux de la Fibromyalgie 

- anti-dépresseurs (de la famille des récepteurs de la sérotonine) : souvent prescrits à petites doses (et pas aux doses pratiquées pour la dépression nerveuses)
- myorelaxants : décontracturants musculaires, anti-épileptiques, ces derniers donnés également à petites doses.

- antalgiques :

- paracétamol
- morphiniques
- morphine pure
- kétalar en perfusion et uniquement en milieu hospitalier
- patchs anesthésiants, très souvent efficaces, uniquement prescrits en milieu hospitalier

2- La Neurostimulation "TENS ou stimulateur électrique"

Le dispositif utilisé est un petit appareil, discret et transportable, à mettre dans sa poche. Cet appareil est relié à des électrodes (autocollantes) que le patient positionne lui-même aux endroits les plus douloureux ou sur le trajet d’un nerf douloureux, et gère lui-même l’intensité des impulsions électriques de cet appareil. Le but est que l’électricité stimule les grosses fibres nerveuses en provoquant une sensation de fourmillements, ce faisant elle empêche l’activité des fibres fines, vecteur de la douleur.

Depuis septembre 2000, les appareils de neurostimulation sont remboursés en partie par la Sécurité Sociale s’ils sont prescrits par un médecin de centre anti-douleur ou un médecin généraliste.

3- L'Acuponcture

Médecine chinoise très ancienne basée sur la circulation des énergies.

4- L'Ostéopathie

Toujours rechercher un praticien effectuant de « l’ostéopathie fonctionnelle » (douce).

5) la mésothérapie

Faite par un médecin, cette technique consiste en l’injection de produits médicamenteux aux endroits douloureux, et à la surface de la peau.

6- La Kinésithérapie douce et la  Balnéothérapie

7- Toutes les techniques de détente:

- sophrologie caycédienne (par un thérapeute diplômée)
- relaxation
- QI Gong
- hypnose ericksonnienne (si possible, par un médecin)

8- Homéopathie et Phytothérapie

9- Alimentation

Nous vivons avec ce que nous faisons ingérer à notre corps : il est donc essentiel d’avoir une alimentation saine. Lorsqu’une personne souffre d’une fibromyalgie, on retrouve toujours chez elle un terrain acide. Pour améliorer l’état d’un malade fibromyalgique ou douloureux chronique, il est donc vital d’effectuer quelques changements alimentaires alliés éventuellement, selon la situation, à la prise de compléments alimentaires (toujours consulter un médecin). Dans ce domaine, il est absolument déconseillé de faire du « bricolage ».

10- Réapprendre à vivre autrement

- écouter son corps
- doser ses efforts (apprendre à les répartir dans la journée)
- faire un minimum d’exercices physiques (lorsque la douleur le permet).
- ne pas laisser la douleur s’installer
- se faire entendre et comprendre : c’est souvent très difficile dans le milieu familial, social, médical. C’est dans ce domaine que l’information par les associations reste primordiale.
- aller à l’essentiel : s’entourer de « vrais amis ». Il est vrai que la maladie fait fuir le monde, et isole. La personne malade voit les « amis » disparaître les uns après les autres. Mais on peut apercevoir à ces moments, la véritable amitié, avec des relations moins nombreuses mais plus sincères.
- voir ce qui est important dans la vie, s’accorder du temps pour soi, ne pas s’encombrer des remarques souvent blessantes adressées aux malades par les personnes non concernées par la maladie (du genre : « secoue-toi un peu », « tu ne veux pas travailler », etc…)

11- Psychothérapie

Être soutenu par un psychothérapeute (médecin psychiatre, psychologue) est nécessaire pour gérer toute maladie chronique. Lorsque la douleur est intense et d’une durée supérieure à six mois, elle épuise l’organisme et le système nerveux, et aboutit souvent à un état dépressif, qui est une conséquence de la douleur.




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